A L’occasion des JNSC, le club a ouvert ses portes auprès des habitants des communes voisines du massif d’Arbas afin de faire découvrir  l’une des plus importante sortie des eaux de ce réseau de plus de 120 km de galeries et rivières souterraines.

Participants : du club Airbus , Agnes et Charlotte + Laurent, 2 personnes de Herran, 2 personnes de Labaderque et 2 personnes de Sauveterre du comminges.

Le RDV est  fixé à 13H30, et rapidement nous rentrons dans le porche d’entrée après une courte marche d’approche. La grotte souffle un important courant d’air froid.  Équipés de casque, baudrier, de bloqueurs ainsi qu’un descendeur, nous franchissons les obstacles : d’abord  un ressaut de 6 m puis plus loin, une escalade de 5 m. Jusqu’au siphon, la rivière est invisible et coule sous la galerie en zone noyée, elle « resurge » plus bas, dehors, par griffons, pour rejoindre le cours d’eau de l’Arbas.

Avant le siphon, la galerie est donc complètement sèche. Nous passons des mains courantes qui nous permettent d’atteindre une nouvelle galerie : une corde remontante installée à droite donne l’accès à un étage supérieur qui  permet le franchissement du siphon lorsque celui-ci est plein. Aujourd’hui, le siphon appelé « siphon Dufour » est désamorcé, mais pas complètement sec. Nous descendons la forte pente en longeant le fils d’ariane des anciens plongeurs. Puis, nous devons passer une grosse « flaque », dont le niveau nous arrive au cuisses. Les grands étant plus avantagés que les petits, tout le monde ne se mouille pas de la même façon !!. Une fois passé, nous pouvons alors découvrir la rivière, ses hauts plafonds et … ses stalactites et autres concrétions recouvertes de glaise. En effet, durant les périodes de fortes pluies, l’endroit est inaccessible, tant il y a de l’eau. Elle monte de plusieurs dizaines de mètres, noyant même l’entrée et les passages secs. Nous marchons jusqu’au « passage Dufour » qui marque pour nous le retour (passage trop technique). Nous avons parcouru un peu plus d’un quart de la rivière. Au fond, dans l’extrême amont, un autre siphon (Le siphon Jyg), jamais désamorcé, donne accès à la rivière de Penne Blanque, celle qui est la plus profonde et la plus lointaine à atteindre par une des entrées du réseau. Deux cavités permettent toutefois de réaliser une traversée par le Goueil empruntant des réseaux supérieurs qui donnent accès à différents endroits de la rivière (en aval du siphon Jyg). 

Demi tour, et après quelques efforts, le groupe est enfin au soleil vers 16H30. Nous passons de 7 degrés à 24 degrés, dans un paysage de mousses et de fougères, que du bonheur.

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