Participants : Les copines d’ATK ( Laure, Alice et Anais), les copains de Sorèze (Hugo, Thomas et Stephane), Pascal et Agnès.
Afin d’être pour l’apéro vers 18H30, il nous faut partir tôt et donc nous passons le vendredi soir au parking du Goueil afin de rentrer dans le trou vers 9H00. Certains d’entre nous découvrent le passage rapide par l’entrée du scc95 qui permet de mettre pied dans la salle du Dro rapidement. Il nous faudra 40 mn à 8 personnes pour arriver à ce point. Ensuite, on enchaîne : fond de la salle, croisement avec l ‘arrivée de la traversée par la rivière de PDG, Puits du Brouillard, via cordata (escalade de 17m), réseau Bermochoi, Puits du Mistral Gagant, Salle de la Revanche, Maillon Manquant, Salle du Delta, Galerie Futile. Cette galerie, équipée de courtes cordes montantes et descendantes, mène à la coulée de champagne (grande coulée de calcite longue de plus de 30m et haute de près de 15m avec arrivée d’eau) puis, plus loin, après une montée et une main courante, elle donne sur de grandes coulées blanches, appelées « blanc de blanc » qui tombent au fond d’un lac. Prudemment, sans toucher pour ne pas salir, nous passons une nouvelle main courante aérienne, puis après quelques dizaines de mètres de marche, de cordes et une remontée étroite, nous arrivons dans la salle terminale où se trouve la piscine et autres gours tapissés de dents de cochon. Au fond, un disque blanc suspend une belle draperie aussi blanche elle aussi. La calcite est présente un peu partout dans cette zone avec des nuances entre le jaune et le blanc. 4H pour atteindre l’objectif depuis l’entrée. Il est 14H et nous devons revenir en moins de temps. Nous nous étalons pour une marche de retour prudente en enchaînant les passages sur corde. Nous sortons entre 17H et 17H30.
Nous arrivons à la maison des gouffres pour 18H30. Nous y passerons la nuit.
Participants : Agnes et Pascal – Jean, Mathias et Lilian
Nous arrivons le vendredi soir accueillis par Jean dans sa grande maison.
Samedi 20 sept 2025 : jonction entre 2 cavités connues – Nous avions repéré quelques mois auparavant un passage étroit qui permet d’accéder dans une cavité. Ce passage ouvert nous permettra d’accéder plus rapidement dans le réseau supérieur de la cavité des châtaigniers. Mathias, qui est le plus fin, entre par les châtaigniers et nous guide pour trouver la jonction… Il finit meme par passer … pourtant le passage est incroyablement étroit. Nous sommes avec le petit-fils de Jean qui nous aide à agrandir le passage allant et revenant dans le boyau pour nous apporter les outils. La jonction est réalisée vers 16H30 après 5h d’efforts.
Samedi soir, petit apéro et repas convivial
Dimanche 21 sept 2025 : Il pleut et nous allons tenter d’agrandir dans une cavité proche avec un fort courant d’air, par contre, le calcaire de la falaise est bien fissuré ce qui ne rassure pas. Une première menace à l’entrée est une trémie ou il faut passer dessous, puis un laminoir ou il semble que le plafond formé par une dalle va nous aplatir au passage , puis toutes les roches qui se fissurent dès qu’on les touche …Arrêt à 16H car il nous faut revenir sur Toulouse plus de 2H depuis les travaux de l’autoroute)
Je peux prendre jusqu’à 6 personnes. A voir si ça intéresse du monde dans la team.
Il faudra faire une inscription au club Spéléo Canyoning du LAC (10€). Le site du LAC
Je fournirai via le club Baudrier, casque, et matériel technique, et il vous restera à louer combinaison néoprène (minimum) + chaussons et gants si possible. Location normalement possible à Chulanka ou Argonaute (appeler avant)
Il faudra prévoir pique-nique, en-cas, bouteille d’eau, chaussures pour aller dans l’eau (idéalement anciennes chaussures de rando, ou sinon basquets, mais avec semelle pas complètement usées)
Le Canyon nécessite une marche d’approche de 1h30 environ, et se parcours en 3 à 5h suivant le rythme et le monde présent. Retour en 30 min environ.
Dans le cadre de la participation du 33ième rassemblement caussenard de spéléo, nous avons pris l’option « pas de verticales » afin de ne pas risquer d’être coincé comme il arrive souvent dans ces rassemblements. (450 personnes aux repas donc plus de 500 personnes sur les lieux).
Nous formons un groupe de 6 avec les copains et partons parmi les premiers.
La marche d’approche nous entraîne dans la descente du cirque de St Paul des fonts village avec une vue privilégiée sur la vallée. Nous accédons au réseau par l’entrée des anciennes caves de Roquefort construites au-dessus de la galerie de la résurgence dont certaines voûtes menacent de s’écrouler. C’est avec prudence que nous longeons les parois et traversons un dernier mur bâti avant de déboucher dans la grande galerie de la rivière. Aujourd’hui l’eau coule dans les niveaux profonds et nous progressons sous de larges voûtes au sec. Puis enfin, l’eau se dévoile. Il faut donc à l’aide de mains courantes très acrobatiques passer au-dessus du premier lac qui finit avec une tyrolienne inclinée, tire-bras sur le retour, que maintes personnes éviterons en se mouillant jusqu’aux cuisses, le niveau de l’eau étant bas en cette saison. Une nouvelle main courante permet de franchir un second lac barré par une barrière de calcite de 5m de haut (Puits de 6m), puis c’est le moment de traverser en bateau quelques 8m dans un bief profond. Ce bateau instable enverra plusieurs visiteurs à l’eau avec une immersion totale, dont une maman avec sa petite fille de 5 ans. A partir de là, la progression se fait sans corde dans un énorme vide comblé par une grande salle chaotique. Il faut laisser l’arrivée du « Pas d’Estretcho » à gauche qui permet une traversée (réputée très étroite), récupérons une septième personne souhaitant continuer l’aventure alors que son groupe fait demi-tour et remontons les 40 m de dénivelée jusqu’à un petit col, pour en descendre bien plus de l’autre côté afin de mettre pied dans la rivière qui se dévoile enfin dans la partie amont. Elle coule tranquillement dans une galerie facile avec quelques plages et blocs jusqu’au siphon amont qui se trouve à 1500 m de l’entrée. La galerie est connue au-delà sur 1500m également (à franchir avec du matériel de plongée). Nous sommes les premiers à atteindre ce terminus étonnés d’avoir doublé le groupe de devant sans se rendre compte. Sur le retour, nous croisons tous les autres sans être bloqués par les obstacles sur cordes ..une chance. Je sors la première avec Laurent qui fait partie des personnes qui ont pris un bain sur le passage du bateau « ivre ». Nous sortons par la galerie naturelle de la résurgence dont l’entrée se situe à 20m sous les caves. Un régal pour les yeux.. et en plus il fait très bon dehors. Nous avons passé 4h sous terre. Sur la remontée au plateau du Larzac (20mn) nous admirons la vue exceptionnelle
Participants : Nico et Julian, Agnès et Pascal Objectif : doubler certains amarrages – rééquipement du grand Puits Joseph (80m) – Équipement de 2 nouveaux passages dans le cadre du prochain exercice secours en Octobre. Nous entrons dans le Louis vers 11H40 après 15 mn de marche. Le nouvel équipement aménagé lors de la dernière sortie facilite la remontée vers les premiers puits. Nous arrivons rapidement au sommet du Puits Joseph après avoir planté un spit en début de main courante dans le deuxième boyau. Dans le puits de 80m, il faut changer le premier tronçon et aménager une main courante sur le premier relais. Puis c’est dans le troisième tronçon, qu’il faut modifier une déviation en ajoutant 2 amarrages percés pour monter une main courante et planté 2 spits + amarrages percés encore pour un relais sur le pont rocheux en contrebas. Puis, le tout dernier tronçon du puits est modifié afin d’éviter à la corde de frotter et de s’abîmer. (Un spit + un AM percé pour une dev) Plus bas, après la salle de la jonction, un nouveau passage pour atteindre le « Puits qui n’est pas un Puits » est à équiper. Un amarrage naturel, un trou foré, 4 spits pour atteindre la salle, puis 3 autres amarrages forés sont installés pour une main courante qui protège l’arrivée au-dessus de blocs dans la salle. Dans les objectifs, un dernier passage avant la salle des sables était prévu mais au vu du temps et de la cote atteinte, nous décidons de sortir par la rivière (plus rapide). De plus, depuis des années, le fractionnement du P19 qui donne pied dans le Goueil était à doubler. Nous en profitons pour y changer la corde. Une fois dans l’eau, Nico et Julian passent devant et lorsque Agnès et Pascal arrivent au siphon, une lumière éclaire les plafonds! C’est Nico qui est en train de remonter. Le siphon est donc amorcé … Il a trop plu et malgré la sécheresse, le siphon est plein. Nous passons donc par le shunt et sortons entre 20H30 et 21H. Les dernières lumières du jour nous attendent. Il fait bien meilleur dehors dans la forêt. Nous appelons un ami (on tente) pour venir nous aider à récupérer la voiture qui se trouve à 1H30 de marche (montée raide dans la forêt). Laurent L. est dispo, laisse ses invités devant la table, et nous rejoint rapidement. Dans l’attente de la navette, nous lavons le matériel dans l’eau clair du ruisseau à la lumière de nos lampes électriques. Nico et Julian me disent avoir vu un fantôme dans les bâtiments vides et inhabités de l’ancienne colonie de vacances de Toulouse. En effet, des lumières flashent derrière les fenêtres… mais tout va bien, braves gens, nous pouvons profiter des chouettes et du silence de la montagne. Arrivée à Blagnac … 23H15
Objectif : vérifier les équipements et les passages dans le but d’une éventuelle remontée civière.
Au fur et à mesure que nous descendons, Pascal prend les notes.
Au sommet du puits Joseph de 80m, il y a toujours une odeur d’alcool (ainsi que le puits qui suit la lucarne de la salle de la « Lune vague »). De plus, la corde craque ce qui n’est pas rassurant dans ce départ plutôt aérien.
Le dernier tronçon frotte et une tonche s’est formée dans les derniers 10m.
Nous mangeons dans la salle de jonction. Avant d’arriver au puits « méandre » qui mène à l’étage inférieur, nous repérons l’accès direct dans cette salle. Un autre accès direct mène plus bas dans la salle du sable.
Nous arrivons rapidement au dernier étage avant la rivière. Au sommet du P19, accès au Goueil, il manque toujours le spit pour doubler le fractio. LA corde est tendue pour y accéder, plus facile à descendre qu’à remonter. Nous installons donc une corde provisoire qui permettra de remonter si nécessaire. Dans le siphon de sortie, il reste de l’eau jusqu’aux cuisses. Nous sortons après 5 heures passées sous terre.
Le RDV est Fixé à 9H à Blagnac, nous arrivons vers 10H30 au Parking de Penne Blanque
Nous commençons par descendre à travers les boyauteries du SCC95, en passant par la salle Wagner et les cordes au-dessus du Puits de Paques.
Nous mettrons environ 50 minutes pour atteindre l’extrémitée de la Salle du Dromadaire que l’on traverse en entier afin de descendre le long de la paroie de droite à l’autre extrémité.
On atteint rapidement la galerie au bas de la salle et là commence « la longue marche » à travers diverses galeries et interrompue par le passage en ramping au bord du vide du puits du brouillard, le passage dans les gros blocs pour trouver la remonté du P20 qui permet d’atteindre la salle de la revanche, le passage par le delta. Tout le long, plusieurs rataillons de corde remontants / descendants et quelques petits passages d’escalade / desescalade facile (mais certains un peu « péteux ») agrémentent la progression. On atteint la dernière corde qui donne accès à la zone du « blanc de blanc » ou les yeux s’équarquillent à la vue de ce monde extraordinaire.
On n’oublie pas d’aller voir « la piscine » qui se situe dans la deuxième zone blanche qu’on atteint en continuant la galerie sur environ deux cent mètres.
Le retour se fera dans les mêmes conditions mais probablement de façon légèrement plus rapide car on connait tous les passages.
Participants : Franck et Ludovic, Marilene et Mathieu, Didier et Fred, Pascal et Agnes, Cathy
Sur 5 debutants, seul Ludovic était venu nous accompagner à Sakany, lors d’une sortie découverte en mai sur une petite sortie.
Personnellement, la première fois que je suis descendue dans ce gouffre, c’était l’hiver de mes 12 ans. Nous étions accompagnés du spéléo club de Sud Aviation et je ne pensais pas en devenir un jour la présidente. Attachés par une simple ceinture, accrochés au bout d’une corde tenue à la main par un costaud qui servait d’assurance, nous descendions le long d’échelles souples avec comme seul éclairage notre casque acétylène. Mes parents n’avaient pas idée de l’endroit où je le trouvais ni comment se passaient les séances d’initiation. À cette époque, les techniques employées étaient courantes, mais de nos jours, cela me vaudrait un séjour direct en prison.
Le puits d’entrée reste impressionnant même s’ il ne fait qu’une douzaine de mètres. Il faut descendre dans un champ où s’ouvre une large doline que nous descendons par une main courante. Rapidement la lumière du soleil disparait à travers la végétation de fougères et d’ardres et un trou noir apparait au pied des falaises comme un appel vers les porfondeurs. Un câble équipé en fixe permet de s’éloigner de l’entrée où peut se former, après un orage, une cascade provenant du ravinement du champ. Nous voilà, au dessus du vide, il fait déjà tres noir. Seule issue, prendre la corde tout au bout et descendre dans la salle qui laisse passer encore un peu de lumière. Je reste prudemment longer au sommet de la verticale pour aider les « petits » nouveaux à utiliser leur matériel.
Une fois tout le groupe au fond, direction l’amont par les grandes galeries fossiles, fossiles oui, mais quelques fois pas faciles. Nous cheminons de salle en salle, jusqu’à la galerie dite du « Métro » atteinte en 1H015 de marche. Une courte descente sur corde pour poser les pied sur une énorme trémie qui cache la rivière plus bas, un petit tour pour voir le siphon et nous poursuivons vers « la Porte des 400M ». Encore une heure de plus et nous sommes au « Pas du Fou ». Le groupe est motivé pour continuer mais … après une pause repas.
La main courante aérienne qui franchit la fracture de ce fameux passage est facilitée par une pédale intermédiaire, qui pend dans le vide, et c’est à chacun d’adopter sa technique. Il nous faudra une heure de plus A/R pour atteindre la salle terminale. Le retour semble plus rapide à tous… sauf pour remonter sur les cordes.
En effet, les verticales contre paroi sont souvent plus compliquées, et l’utilisation du matériel n’est pas très clairement comprise. Chacun tente de remonter en force et à sa manière, les uns en sautant, les autres en tirant sur la corde .. Mais pas de panique, le puits d’entrée plein vide, permettra à tous enfin de profiter d’une remontée sur le bloqueur, comme il se doit, car économiser ses forces est un des points clé de cette activité.
Nous arrivons aux voitures vers 17H après 6 heures passées sous terre. Fred habite le coin. Il est particulièrement enchanté d’avoir découvert ce réseau qui court sous ses pas depuis son enfance… mais ce qu’il a vu dépasse largement ce qu’il imaginait ….un trésor minéral creusé par une ancienne rivière aujourd’hui dormante, qui libère toujours sa puissance à chaque grosse pluie, façonnant sans relâche le paysage souterrain
Laurent et Céline Jeff et Martine Ludo et Aurélie Christine, Lorenzo Sacha, Laure et moi-même
On s’est tous retrouvés Mercredi soir au camping El Puente à Rodellar. Après une pause repas à Alquézar pour certains, Laurent, Lorenzo, Sacha et moi-même sommes parti sur la digestion et en pleine chaleur sur l’approche des Oscuros del Balcès afin de rejoindre Jeff et Martine. Je me cite : « chuis trop vieux pour ces conneries »… approche habituellement relativement facile rendue éprouvante en pleine chaleur, et descente reloue dans le pierrier, comme d’hab. Une bonne descente dans les Oscuros rendue parfois délicate par un fort débit d’eau, on devait éviter une partie des passages ludiques transformés en machine à laver. Au global, tout de même 5h en tout pour faire la boucle, entre 16h et 21h. juste à l’heure pour la paella au resto du camping !
Jeudi, on est parti pour faire le Formiga afin que tout le monde se mette en jambes. Toujours aussi beau, canyon réalisé dans des conditions idéales, avec de l’eau du soleil, et aucune attente dans les rappels malgré de nombreux groupes.
Petite déception pour une partie de l’équipe, qui renonce vendredi à faire le Mascun par manque de forme. Laurent et Ludo partent donc à 2 seulement pour belle journée Mascun, qu’ils auront parcouru en 8h30 tout de même ! Le reste de la team profite tout de même du beau temps pour faire la balade jusqu’à la fuente de Mascun, et remontée par 34°. Nous somme encore une fois bluffés par les escaladeurs / deuses pendus en haut des méga surplombs, ou dans le dauphin.
Samedi, petit canyon du Barrasil. Pas si petit que ça finalement, en prenant l’approche depuis le camping, par le Puente de las Cabras qui enjambe le final du Mascun , 2h30 d’approche, magnifique, mais qui grimpe ! Pas mal d’eau encore, nous limite dans la progression dans les chaos, mais n’empêche en rien de profiter de ce magnifique canyon ultra aquatique et bien froid. 6H en tout pour la boucle.
Et voilà, un séjour très plaisant servi par une belle météo.
A l’occasion du WE interdépartemental de spéléo à Saleich, nous nous proposons d’équiper la traversée Raymonde Mile.
Participants : Pierrick, Jean François R, Pascal et Agnes.
Nous commençons par l’arrivée en posant des cordes jusqu »à -40 dans le trou du Mile qui s’ouvre au bord du ruisseau sec en cette période. Les cascades sont à l’étiage et il ce serait le jour pour aller faire une pointe à -200 m, passer le shunt du siphon, remonter le puits des st Cypriens et admirer le fond de la salle du TDV et pourquoi pas faire quelques pas après le pertuis, trou ou passe soit de l’eau, soit de l’air … et c’est mieux quand il ne passe que le l’air..
Nous sortons après 1H30 et mangeons un pique nique avec nos amis les bêtes … qui volent et qui rampent.
Nous montons au Raymonde vers 13H. Pascal équipe l’entrée, un beau P30 plein vide, le plus confortable possible. Après la salle de la messe, nous passons la MC et les 2 P15 où il faut également placer des cordes pour atteindre la salle de l’écureuil à -70. L’objectif est atteint. Y a plus qu’à sortir. .. et à remonter le figaro pour tomber sur le Mile et remonter le Mile … pour revoir le soleil. Et oui, ce ne sont pas des rappels que nous avons descendus, mais bien des descentes tout court qu’il faut remonter… N’est-ce pas Jeff ?
Nous aurions bien pris le temps pour aller plus loin vers l’aval du Mile, mais demain nous avons un autre groupe que nous accompagnons pour faire découvrir la forêt impressionnante du massif d’Arbas aux gens du coin.
Objectif : traversée -107m (5 rappels) – Sortie par la résurgence
La route au bord de l’Ardèche s’arrête sur un camping qu’il faut traverser pour atteindre le chemin. Nous nous garons sous la grotte de Chaire. 30mn sont nécessaires pour monter sur le sommet de la falaise. Le sentier disparaît et laisse place à une désescalade où se trouve l’entrée de L’Event. En contrebas, les canoës circulent sur la rivière en direction du Pont de l’Arche bien visible depuis notre point de vue et mondialement connu. En face, nous repérons où se situe la vraie grotte Chauvet. La désescalade finit sur un rappel de 5 m et au pied, s’ouvre l’entrée . Après un court 4 pattes, nous tombons sur le P40 qui se descend en 2 parties. Les rappels sont équipés et les mains courantes rappelables, ce qui demande plus de temps de manipulation. L’ambiance est fossile et les dimensions sans prétention sont marquées par des parois bien concrétisées. Une première salle dite « la salle à manger » est atteinte rapidement. En suivant au plus évident (courant d’air de partout) nous nous égarons au fond d’un laminoir. Demi tour et après quelques passages bas, nous trouvons la salle Blanche. Pas le temps pour un détour dans la galerie du Figuier où jonctionne une entrée inférieure (accès ext par un P40). Rapidement nous arrivons au sommet du dernier puits de 20m qui tombe dans la rivière. 2 voûtes basses peuvent etre noyées suivant la météo, sans pour autant inonder le réseau (comme dans les amonts de ce réseau réputé dangereux pour ses crues furieuses). Une troisième vasque et la dernière qui nous mouille au-dessus de la ceinture sont franchies. Une fois de plus, nous prenons au plus évident et butons sur une désescalade que Didier équipe pour « aller voir ». Cette partie n’est pas sur notre topographie… mais ce n’est pas la sortie. Les papillons et moustiques de la faune pariétale indiquent que nous sommes très du but. Une fois de plus, le courant d’air nous montre le passage (à droite dans la boue), et nous découvrons un très beau porche de sortie dans la végétation qui tamise la lumière et filtre les rayons du soleil. Nous sommes pratiquement au ras de l’Ardèche tout près des canoës dont les passagers se font bien entendre. TPST: moins de 3H
10 minutes sont nécessaires pour le retour aux voitures. Nous nettoyons le matériel dans la rivière. L’eau est chaude (plus que celle de la piscine) et nous devons rentrer sur Toulouse (compter 4H30 ) car déjà demain c’est la rentrée… du boulot.
Après avoir récupéré la clé de la porte d’accès (côté entrée des touristes), nous rentrons juste après un petit groupe de 3 personnes du coin dont l’objectif pour eux est le réseau III, donc nous ne nous gênerons pas.
Passé l’escalier d’entrée, nous atteignons la galerie principale touristique, nous partons à l’opposé dans un des grands fossiles de cette cavité. Les dimensions sont hors normes et nous passons entre les énormes concrétions et colonnes qui plantent le décor de cette immensité sans bruit. Après une heure de marche, il nous faut franchir le passage de la grande barrière laissant le départ du réseau III sur la droite. De ce point et jusqu’au puits de l’Arc, la progression est bien plus sportive, les escalades sont équipées ( entre 3 et 20 m) et nous posons 3 cordes pour franchir des descentes (entre 8 et 12m). A la base du puits de l’Arc, la galerie reprend ses dimensions spectaculaires. Comme tout au long de ce fossile, de magnifiques coupoles d’érosions ajoutent de la dimension aux plafonds déjà très hauts. Nous posons une dernière corde et laissons les 2 pains de sucre sur notre cheminement pour remonter légèrement vers le terminus du réseau IV. De grands gours secs forment un escalier géant que nous empruntons sans oublier de regarder en plafond les disques de calcite dont un presque translucide ainsi que les draperies fines et cristallisées de dentelle. Didier commence la séance photos et flashera tout au long du retour. Avant de quitter ce paysage lunaire et cathédralesque, nous faisons un détour pour voir le buisson d’excentriques caché dans une galerie perpendiculaire. Au retour nous prenons notre temps et retrouvons la chaleur de cette journée après 8H de visite. Le groupe que nous avions croisé sort en même temps que nous et nous nous racontons notre journée. L’un d’eux est le président du Comite Regional Rhone Alpes et nous plaisantons sur l’âge des spéléos car nous avons pratiquement le double… Sympathique rencontre et très très belle visite.
Apres avoir rendu la clé, nous rentrons dans notre RBnB à 3 km de vallon pont d’Arc pour faire un plouf dans la piscine.
Participation : Lou (8 ans) et Agathe (6 ans), Perrine, Guillaume et François avec Agnes et Pascal.
Initialement nous avions prévu de traverser entre Sakany Amoureux et Gamate. Le RDV est fixé à 10H au parking couvert du Super U de Tarascon en raison de la pluie.
Finalement, nous irons à Siech, cavité sans corde avec 2 minutes de Marche d’Approche.
La petite entrée en falaise offre un refuge rapide à l’abri du mauvais temps. Nous partons dans le fossile en laissant la rivière en contrebas.
Le cheminement est déjà sportif et nous mangeons dans la grande galerie qui surplombe l’eau. Nous entendons la rivière qui circule 8 mètres plus bas. Après une corniche, et une remontée délicate à quatres pattes, il faudra ramper plus de 60 mètres en 3 laminoirs et malgré quelques douleurs aux genoux, personne ne se plaint. Une cachette referme des nonosses d’ours de cavernes que nous observons (vertèbres et os long)
30 mn plus loin, la salle de l’extrême amont, dont le plafond est rempli de fistuleuses, marque le chemin du retour. Nous rentrons en suivant le méandre de la rivière pour revenir au point de départ. Le niveau de l’eau ne dépasse pas les chevilles. Arrivés aux voitures, il est 14H30, il pleut sans faire froid… tant mieux car nous devons nous changer, certains d’entre nous sont plus mouillés que d’autres… une a même glissé dans l’eau en traversant un gour, oups !
Sortie spéléo du 29/05 au 01/06 : mini camps ARBAS avec le SSS 34 (groupe Speleo Secours de l’hérault)
Participants: Agnès et Pascal – Au total 14 personnes.
Pierrick et Sandrine devaient nous rejoindre pour la sortie du Jeudi, mais suite à un problème de voitures, ils n’ont pas pu participer.
Nous sommes hébergés à 10mn d’Arbas, dans le gîte des Herbes Tendres, petite ferme entourée de nature, et d’animaux de la ferme et autres. La maison et sa grange sont louées pour la totalité du séjour. Le temps magnifique nous permettra de partager l’apéro dans la petite cours, à une température idyllique, tous les soirs. Nous arrivons ensemble le mercredi soir.
Jeudi : traversée Louis – Goueil. Nous sommes 14 devant l’entrée, il faut se décaler, et rapidement 2 groupes de 7 se forment. Les premiers sortiront 1H30 avant le deuxième groupe. Cette cavité est fossile et il faut descendre d’étage fossile en étage fossile, 5 exactement, afin d’atteindre la rivière. Pour en sortir, il faut monter une verticale de 20 mètres et parcourir le shunt du siphon, qui est plein aujourd’hui. Un petit détail, le puits d’accès à la rivière est très mal équipé et donc technique pour passer le premier fractio. Dans le shunt, nous subissons le très fort courant d’air aspirant de la cavité, et donc très impressionnant. La sortie est cependant digne d’un paysage tropical. Avec le temps des navettes afin de récupérer les voitures au parking de Penne Blanque, nous arrivons au gîte à 20H00. (TPST : 7 heures pour le deuxième groupe)
Nous formons 2 groupes de 4, les autres décident d’aller faire une randonnée en surface car il fait très beau.
Nous avons les traces GPS , l’Amazonie est le plus haut et les marches d’approche sont raides pour les 2 entrées. Il faut connaître pour comprendre quelle est la doline de l’Amazonie tant il y en a. Puis, il faut équiper 100 m de puits pour jonctionner la rivière du Sarrat. Il fait déjà froid quand le groupe coté Amazonie mange au sommet du P60 (vers la Henne Morte) qu’il ne faut pas descendre. Nous nous croisons à cet endroit. Il faut remonter l’amont de cascades en cascades dont 3 équipées sur corde …. traverser un bassin profond qui est équipé d’une tyrolienne dont ma corde n’est pas facile à attraper sans se mouiller jusqu’au cou ou faire une escalade exposée en oppo à 4 m de haut, remonter un Puits de 25 m pour sortir enfin par le Sarat. Du coup, 2 d’entre nous remontent mouiller et rien ne les fera se réchauffer. Plus la sortie approche, plus le courant d’air est violent… et nous finissons tous à grelotter sec ou pas sec.
La sortie de l’Amazonie, elle, est une doline riche en verdure, d’où son nom, alors que le Sarrat est un beau porche déclive au bas d’une petite falaise d’où sort un violent courant d’air glacial et qui ressemble à l’entrée d’une mine. Le groupe 2 qui déséquipe les puits de l’Amazonie sort peu de temps après et nous nous rejoignons aux voitures sur le parking de la fontaine de l’Ours. (TPST 5H30 + Marche D’approche 1H00)
Samedi : Hérétiques – Mile / Mile – Hérétiques
Nous formons 2 équipes, une de 8 personnes qui descend par le Mille et une de 6 par les Hérétiques. Le Miles est formé de petites cascades dont certaines sur corde jusqu’à -200, plus faciles à descendre qu’à monter. Les Hérétiques est une succession de petites verticales à équiper jusqu’à -60 qui permettent d’atteindre l’immense salle du TDV très déclive, avec un chemin bien marqué pour progresser. Les 2 groupes se rejoignent à la jonction des 2 cavités. Cette jonction n’est pas aisée, par moment le méandre est étroit ou recouvert de boue. Le groupe de 6 perd 2 personnes qui remontent avec le groupe venant du Mile. C’est donc à 4 que l’équipe des Hérétiques sort par le Mile, moins de 2 heures après le point de contact. Ils attendront 3/4 pour voir arriver au niveau du 4×4 qui a monté les sacs, et garé sur la piste, le premier de l’autre groupe . Tout le monde arrive au gîte vers 18H. (TPST 6H).
Dimanche : Grand rangement avant le départ. Il fait gris mais 3 d’entre nous montent sur le massif pour aller chercher la montre de Bryan tombée dans le puits étroit des Hérétiques la veille. Une fois la mer de nuages dépassée, le soleil brille et c’est parti pour une journée de grand soleil. Toutefois, une fois la montre trouvée, nous rentrons tous, les Héraultais se trouvant à environ 4 h de chez eux
Participants : Agnes, Pascal, Nicolas, Pierrick et Sandrine
RDV fixé à 10H30 à Tarascon.
3 nouveaux inscrits nous accompagnent pour ce repérage.
La marche d’approche de 15 mn nous mène à l’entrée des Amoureux.
Le départ est labyrinthique mais nous atteignons sans équiper le premier puits de 15M avec la corde de 30 en rappel + MC rappelable .
Après un coup d’œil sur l’arrivée d’un réseau supérieur dans la salle où aboutit le puits, nous continuons sans poser de corde jusqu’au P6 qui s’enchaîne avec le P4 et un toboggan qui tombe dans la galerie du métro. Nous visitons, et passons les étroites qui marquent l’arrivée des puits jumeaux (sakany grille), puis repérons l’arrivée d’eau depuis la grande cascade après les échelles, et trouvons le panneau qui indique Gamate.
Sans difficulté, nous atteignons les toboggans remontants, quelques marches taillées facilitent l’escalade, nous plaçons toutefois une corde sur le dernier tronçon.
C’est en cherchant le boyau en colimaçon que ça se corse. Après un petit ressaut à descendre, alors que le puits se trouve juste au-dessus mais qu’il n’est pas simple d’escalader sur 6 m, je repère le passage du boyau et suit le courant d’air… je vois un kerne… et tourne autour pour trouver la sortie qui je sais est à 30 m de nous. Pendant que l’on cherche à escalader, Pierrick B, passe le boyau à droite et bien entendu trouve la suite. Nous aurons perdu plus d’une demi heure à forcer le passage à cause d’un kerne posé.
Il y a un trou dans le boyau en colimaçon, ce qui va poser un souci pour les plus jeunes pendant notre prochaine sortie. Dans le porche de sortie, nous mangeons vers 15H00. Nous aurons passé plus de temps que prévu. Mais la semaine prochaine, il faudra équiper en double et enchaîner les obstacles pour éviter trop d’attente
A l’occasion d’un retour depuis Montpellier, nous décidons de faire un crochet chez Jean qui nous accueille le samedi dans sa maison de Chaperti. Nous partons faire un tour dans la forêt avant le repas … sous l’orage et la grêle. Cet épisode conclut une semaine très pluvieuse.
Dimanche nous allons sous terre afin de réaliser une jonction évidente.
Sur place, il y a pas mal de gours pleins et la jonction est noyée !!
Nous agrandissons en 3 séances les passages les plus accessibles en espérant revenir et réaliser afin cette jonction la prochaine fois.
Participants : Pascal et Agnès, Pierre et Christine, Jean
Samedi : nous sommes arrivés la veille chez Jean qui nous héberge. Le matin, il neige, mais elle ne reste pas. Nous rentrons vers 10H00 dans le châtaignier avec l’objectif de finir d’agrandir au burineur le passage dans le nouveau petit réseau. Agnes accompagne Pierre et Christine visiter la rivière morte, mais l’eau coule et rapidement, nous en avons au-dessus des bottes. Donc le petit groupe fait demi-tour pour rejoindre les 2 autres. Vers 13H00, après 1H30 de burinage à tour de rôle, ça passe ! Concernant le burinage, la croûte se décolle très bien et emportés par la frénésie de la démolition, chacun s’accroche à la perfo sans vouloir vraiment la passer. Finalement, nous découvrons une salle de 3X6 mètres sans suite. C’est un beau volume qui se cachait derrière un remplissage. Nous pouvons soupçonner que d’autres « poches » se cachent derrière les remplissage qui suivent..mais bon, tout est bien colmaté. Il faudrait prendre du temps et estimer un axe pour tenter une percée : Bonjour le boulot !
Nous attaquons une autre désobstruction mais le temps nous manque et nous devons sortir…. vers 18H00.
Apéro, douche, puis les jeunes repartent pour un RDV escalade vers Minerve.
Dimanche : Agnes et Pascal vont placer une balise sous terre, pendant que Jean la localise. Nous avons également un ARVA qui annonce 5 m. Il faudra reprendre la désobstruction depuis la surface, le trou est connu. Jean rejoint Pascal et Agnès pour continuer la désobstruction de la veille. Le dernier passage est agrandi efficacement, donnant l’accès à une petite salle d’où passe un important courant d’air. Au burineur, nous agrandissons le colmatage du fond qui tombe dans un laminoir. Le fort courant d’air s’enfuit à droite, et légèrement sur la gauche, le plafond du laminoir semble remonter 15m plus loin avec présence également d’un courant d’air plus faible. A noter qu’il y a passage d’eau, 2 gours sont remplis. Il est 17H30 quand nous ressortons très chargés. Il pleut quelques gouttes sous les feuilles à la sortie . Arrivés à la voiture, rangement et échange du matos car les Toulousains reprennent la route, déjà il fait très sombre.
Participants : Agnes avec 14 personnes du spéléo club de L’Epia.
Nous sommes nombreux à visiter cette mine (fermée dans les années 1970) et c ‘est pour cela que nous ne pourrons pas atteindre la rivière naturelle au fond vers -80 (?).
La marche d’approche de 15 mn nous mène via une piste sur des gradins avec des dolines en contrebas. Ce paysage complètement artificiel n’aide pas à reconnaître la bonne entrée. Vio, notre guide, nous conduit d’excavations en excavation jusqu’au départ de la mine. Une corde à installer pour descendre le ressaut d’entrée de 4 m, puis une seconde pour un plan incliné de 6 m et nous voila au sommet d’un P20, parfaitement rond, avec une perçage sans faute. Les travers-banc sont horizontaux et munis pour certains encore de leurs rails. Présence de nombreux tuyaux et de bennes. Certains rails butent sur des trémies, ce qui témoigne que les accès ont ete foudroyés. Entre, ces galeries, le cheminement descend très déclive (zone d’abattage), quelques maçonneries de soutènement en pierre consolident ce paysage. De belles circulations d’eau parcourent les différentes zones et devraient rejoindre une rivière souterraine en contrebas (possible traversée ?). Tout au long de notre visite, nous apercevons des coulées bleues ciel à bleu turquoise, rose, plus ou moins claires et rose tyrien. Superbe déco! Caché après un passage bas, des départs de stalactites roses ; quelques aragonites (?), de la malachite, des sulfures, des graphites, des restes de carottage et des bout de minerais de manganèse. Notre point bas s’arrête sur un puits que nous ne descendrons pas faute de corde. Plus loin, c’est la profondeur de l’eau qui nous fait faire demi-tour.
Dehors, le brouillard nous attend ainsi que la pluie et le vent. Il ne faisait pas chaud sous terre, mais dehors ce n’est pas mieux. Retour au chalet de l’ EPIA pour 19H30. Nous mangeons ensemble une tartiflette (temps préparation 2H00) et un apéro bière. Cette journée conviviale se termine pour le retour sur Toulouse vers 00H00
Cette année nous avons été hébergé dans le grand Manoir de FOUSSAC dans le lot près de Martel. Les premiers arrivés, désorientés par la grande demeure, ont cherché 15 mn pour trouver comment y rentrer dans le noir. Arrivés plus tard, je répartis le groupe en mettant des étiquettes aux portes dans les chambres et lits disponibles. Je suis tout d’abord désorientée par l’agencement de ce manoir qui comporte 2 tours, plusieurs escaliers, chambre traversante, accès par des coins retranchés. Nous ne verrons pas de fantôme, pas meme Christine qui se retranche avec son petit chien dans l’entrée où se trouve l’armure. 3 salles de séjour, une salle de jeu et un billard sont à notre disposition pour ce WE qui s’annonce hivernal.
Participants : 39 inscrits dont 2 désistements
Samedi 14 dec: La cavité ciblée est le Nobel que Micas, spéléo de MIERS (10 mn du Manoir) nous ouvre, par une trappe. Il faudra marcher 1km dans les champs pour rejoindre cette entrée artificielle. Nous laissons un groupe de 15 personnes dont 2 enfants accompagnés, entre autres,
de leur papa et 3 voitures pour le retour en navette, car un autre groupe de 13 décide de traverser en rentrant par la perte des Ayrals e
n ressortant par le Nobel
Traversée perte des Ayrals-Nobel
La perte qui se trouve à la sortie du village est fermée par une grille. Mica nous ouvre là aussi l’accès. Un ruisseau s’y jette. Nous rentrons et passons sous la route pour rencontrer rapidement l’eau dans le méandre d’entrée. Il a fallu plus de 7 ans pour ouvrir cet accès, et c’est donc à 4 pattes que nous attaquons cette journée. Complètement mouillés dès les premiers mètres, nous subissons ces conditions car la suite , nous le savons, est de belles dimensions. Après 25mn, un premier ressaut équipé de barreaux indique la sortie des boyaux. Le ruisseau dévale de ressauts en ressauts et de puits en puits, et forme de jolies cascades qui nous accompagnent avec vacarme. En bas des plus grandes, le courant d’air est plus important et nous commençons à ressentir le froid. Arrivés au shunt du Serpent, nous mangeons et attendons les 3 derniers rentrés en décalage derrière. Devant nous, Bernard et Nico sont déjà partis. Après le repas, nous sommes enfin 11 à avancer ensemble. C’est toujours aussi magique que de découvrir un gros réseau avec ses grandes galeries et sa rivière capricieuse, tantôt cachée, tantôt en écoulement libre …surtout après un si important chantier d’agrandissement. Cette rivière est un affluent de PADIRAC que l’on peut rejoindre après près de 14km de progression et qu’il est possible d’explorer post siphon 2 … et par temps d’étiage, passer le siphon 3 et la voûte mouillante du siphon 4 (compter plus de 10 heures avec un groupe de 5 par le Nobel).
Après 30mn nous retrouvons Nico seul qui fait des escalades pour passer le temps, et 30 mn après, Bernard qui revient en signalant un bivouac et des fossiles labyrinthiques. La progression dans la rivière est coupée par des shunts fossiles et nous atteignons ainsi le bivouac 1. Il faudra encore plus de 1H00 pour arriver au Bivouac de l’Iguane et 20 mn de plus pour rejoindre la bifurcation vers la sortie fossile du Nobel. Là, j’avoue que ma mémoire m’a joué un tour. Après un passage caractéristique, je m’attendais à une galerie plus importante, et le méandre n’étant pas très large, je fais demi-tour pour regarder la topo que Didier détient dans sa poche. Celle-ci est recouverte de boue, et Didier passe sa grosse langue sur le film plastique afin de voir apparaître notre tracé. Oui, c’est bien là et de toute façon, Tic et Tac devant ne sont pas revenus … et doivent certainement nous attendre.
La suite est équipée via des barreaux et des marches taillées au sol, ce qui facilite notre progression avec une parenthèse de plus de 200 m de laminoir à 4 pattes, entrecoupé de courts passages pour redresser le dos ( c’est bien fait quand même!). Nico et Bernard sortent les premiers (17H15), Lilian tente de les suivre. J’avance seule laissant le reste du groupe pas très loin, pour profiter des volumes et je retrouve Lilian qui a eu la bonne idée de faire demi tour se trouvant un peu isolé du reste du monde. Il ne s’était pas aperçu qu’il avait loupé la bifurcation vers la sortie, et avec un peu d’intuition, et sans lumière devant , dans un grand silence, il commençait à comprendre qu’il était seul. Dehors, il fait très froid à attendre les copains remonter car nous sommes tout mouillés, et les premiers filent dans la nuit tombante… Les derniers arrivent aux voitures vers 18H00 – TPST à 13 personnes : 7 heures.
Entrée par le Nobel ( 5 heures 15 personnes)
Les filles (10 et 8 ans) regardent l’entrée où il faut descendre une quinzaine de mètres d’échelle dans un tube creusé artificiellement. Après les premières minutes d’hésitation et accompagnées de leur papa, elles resteront vaillantes jusqu’au bout. Arrêt et demi-tour devant de laminoir. Le groupe s’étale dans les galeries et profite des équipements en fixe et de très belles formations d’aragonite, d’aiguilles de gypse et de fistuleuses en plafond.
Les photos parlent d’elles mêmes (voir le blog)
Le soir : nous nous retrouvons autour de l’apéro vers 18H30 et après une douche chaude, il nous faut déjà laver les 35 kg de moules pendant que certains ouvrent les huîtres. Le repas s’organise et après les crêpes au nutella il est près de 22H30, c’est l’heure du billard et des fléchettes. Dernier couché 2H00.
Dimanche : balade pour un groupe autour de Floirac en partant du gîte, nettoyage du matos dans la Dordogne pour d’autres. On mange les restes… Ménage dans les chambres et sanitaires, et pièces communes…. après avoir trouvé les balais et serpillères cachés dans un recoin et armoires du Manoir.
Le soleil nous accompagne pour le départ vers Toulouse. Pour ma part, je laisse derrière moi les odeurs de feuilles mortes et l’air frais du bord de la Dordogne pour retrouver les avions de Blagnac … rien à voir avec ce coin de poésie.
Participants : Pascal, Agnes avec Jean et Mathias 2 spéléos locaux.
Nous partons vendredi soir pour etre hébergés chez Jean dans sa grande Maison sur le bord de la route qui mène au col de Cabaretous.
Samedi : nous décidons d’aller agrandir un étroit passage dans la cavité BIDON d’où sort un fort courant d’air. Après 8 heures d’acharnement, Agnès arrive à faire tomber un bout de plafond stalagmitique et retire au pied a biche un gros bout de caillou qui lui permet de passer. Les autres n’y parvenant pas, elle passe seule et tombe sur une jolie salle sans toutefois voir la suite en perdant le courant d’air. Pas de première sans les copains, on y reviendra le lendemain. TPST 9 heures. On arrive tard chez Jean et finissons le plat de lasagne de la veille.
Dimanche : nous retrouvons Mathias vers 10H du matin. Arrivé devant le passage étroit, il passe lui aussi sans problème le passage, mais reste derrière pour aider à agrandir. Après 1H30 d’effort, tout le monde est enfin de l’autre côté et nous prenons le matériel pour aller de l’avant. Une belle suite nous mène dans une galerie recouverte de calcite scintillante et de petits gours fossile. Il y a bien une centaine de mètres découverts, mais la galerie bute sur des remplissage de partout. Nous retrouvons le courant d’air dans un méandre avec une forte pente. Nous commençons l’agrandissement et après 2 mètres, nous décidons d’arrêter là pour cette journée. TPST : 7 heures sous terre. Jean et Mathias se proposent de faire la topo le WE suivant.
Chez Jean, nous partageons un apéro et un repas ensemble.
Lundi est férié. Jean nous accompagne pour un tour en VTT pour une récupération active.
Tres beau temps ces 3 jours, la pluie s’est juste arrêtée le samedi matin. Grand vent froid sur le plateau mais les gens sont quand même sortis promener et chercher les champignons. Ce 11 nov cependant marque définitivement l’arrivée du froid